Rwanda: Pourquoi le Comité de prévention de la torture doit-il rencontrer des détenus

Le Sous-Comité des Nations unies pour la prévention de la torture doit prochainement retourner au Rwanda, dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations sur les conditions de détention et le respect des droits fondamentaux. La Fondation Victoire pour la Paix estime que cette visite ne pourra être crédible que si les experts de l’ONU obtiennent un accès direct et confidentiel aux prisonniers politiques, aux journalistes et aux YouTubeurs indépendants détenus dans le pays. L’organisation rappelle notamment les tensions qui avaient conduit à la suspension d’une précédente visite du Sous-Comité en 2017, lorsque les enquêteurs avaient dénoncé des restrictions d’accès à certains lieux de détention.

L’article souligne également plusieurs décisions récentes des mécanismes des Nations unies concernant des détentions jugées arbitraires, notamment celles de membres de l’opposition et de l’opposante Victoire Ingabire. Il évoque aussi les inquiétudes entourant les conditions de détention et certains décès controversés de détracteurs du gouvernement. Dans ce contexte, la Fondation appelle le Sous-Comité à ne pas se limiter aux déclarations officielles de Kigali et à vérifier directement la situation des détenus. Cette démarche permettrait notamment d’évaluer le respect des engagements pris par le Rwanda dans le cadre de son Examen périodique universel, notamment concernant les conditions de détention et la prévention des mauvais traitements.

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