La Fondation Victoire pour la Paix condamne fermement les accusations virulentes portées publiquement contre Mme Victoire Ingabire Umuhoza par le ministre rwandais de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, à seulement dix jours de son audience devant la Cour suprême.

Dans une déclaration publique publiée le 22 février 2026 sur le site de médias rwandais IGIHE.COM, le ministre rwandais de l’Unité nationale et de l’Engagement civique, Dr Bizimana a accusé Mme Ingabire d’être une « terroriste » qui « soutient et cherche à obtenir le soutien de toutes sortes de groupes armés menant des attaques dans le pays, dans le but de déstabiliser le Rwanda et de renverser les dirigeants élus par le peuple ». Il affirme également qu’elle est « soutenue par une frange d’extrémistes».

Le ministre a fait cette déclaration lors d’un dialogue avec la communauté rwandaise en Europe, le 21 février 2026, à Paris. Mme Ingabire, figure de proue de l’opposition rwandaise, est actuellement détenue et son procès est en cours. Cette déclaration a été faite dix jours avant l’audience de Mme Ingabire devant la Cour suprême, prévue le 4 mars 2026. Lors de cette audience, Mme Ingabire et ses avocats feront valoir que son arrestation et sa détention ultérieure constituaient une violation de la Constitution.

La Fondation Victoire pour la Paix condamne avec la plus grande fermeté les accusations virulentes proférées par un haut responsable du gouvernement rwandais. Non seulement ces accusations incitent à la haine et à la violence à l’encontre de Mme Ingabire, mais elles visent également à influencer la décision des juges lors de l’audience prévue le 4 mars 2026, ainsi qu’à préparer l’opinion publique à accepter un verdict favorable au gouvernement.

Rappelons que l’arrestation de Mme Ingabire, le 19 juin 2025, fait suite à des menaces répétées proférées au fil du temps par plusieurs hauts responsables gouvernementaux, dont le ministre rwandais de l’Unité nationale et de l’Engagement civique. Ce dernier a publiquement déclaré sur les réseaux sociaux que Mme Ingabire incitait à un nouveau génocide au Rwanda.

La Fondation Victoire pour la Paix dénonce le comportement irresponsable et les accusations virulentes proférées publiquement à l’encontre de Mme Ingabire par un haut responsable du gouvernement rwandais chargé de l’unité nationale et de l’engagement civique, en particulier à l’approche de son audience devant le tribunal. En effet, les conclusions d’organisations indépendantes telles que Freedom House et diverses autres organisations de défense des droits humains ont confirmé que le système judiciaire rwandais était influencé par le pouvoir exécutif, notamment dans les affaires impliquant des personnalités politiques de premier plan.

La Fondation Victoire pour la Paix réitère son appel à la communauté internationale pour qu’elle condamne l’ingérence de l’exécutif dans cette affaire, ainsi que les incitations publiques à la haine et à la violence à l’encontre de Mme Ingabire. Le fait qu’un ministre de haut rang, censé être chargé de l’unité nationale et de l’engagement civique, s’en prenne publiquement à une personne présumée innocente jusqu’à preuve du contraire démontre amplement la nature politique de l’arrestation, de la détention et du procès à venir de Mme Ingabire. Cela souligne donc l’urgence de prendre des mesures décisives pour obtenir la libération de Mme Ingabire.


Fait à Bruxelles, le 24 février 2026

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